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Notre histoire

Les conditions sociales ont été très longtemps taboues. Les gendarmes, serviteurs de l'État, devaient tout leur temps à l'employeur. Fidèle, le gendarme s'est tu, courbant le dos sous les injustices sociales. Mais, la nécessité d'assurer des conditions de vie supportables aux siens, le pousse à relever la tête. Le 9 juin 1918, presque en cachette, à 2 heures et demie du matin, se tient au Café de Grancy, à Lausanne, l'assemblée constitutive de la Société de Police Cantonale Vaudoise - SPCV - 83 gendarmes et 13 agents de la Police de Sûreté sont présents à cette première séance. À l'exception du président Henri Dumusc, brigadier de la Police de Sûreté, tous les membres du comité sont issus de la Gendarmerie.

 

La première séance est levée à 5 heures 45 du matin. Des revendications liées à l'amélioration salariale et des conditions de travail sont formulées.

 

Le 12 février 1919, la SPCV compte 216 gendarmes et le personnel de la Police de Sûreté. La lutte syndicale, afin de préserver les acquis sociaux, n'a guère changé preuve en est plusieurs lettres adressées au Président du GC de l'époque.

 

En 1925, le comité SPCV demande aux membres d'accepter l'adhésion à la FSF. Suite à l'opposition de membres issus de la Police de Sûreté, une AG se tient le 1er novembre  au  Restaurant des Deux-Gares, à Lausanne. Au terme des débats, cette adhésion est acceptée.

 

Le 1er janvier 1941, la SPCV demande son admission à la FSFP. En 1944, la scission intervient entre les gendarmes et les inspecteurs, qui forment leur propre syndicat, le SSV. La SPCV devient alors APGV.

 

En 1995, les décisions du gouvernement vaudois mettent en péril les acquis sociaux des fonctionnaires. APGV et SSV appellent à la mobilisation générale. L'impensable se réalise. Pour la première fois dans l'histoire, les gendarmes prennent part à un tel événement. Revêtus d'un gilet jaune "POLICE", ils défilent dans les rues lausannoises aux côtés des autres fonctionnaires d'État.

 

Le 6 octobre 1998, autre première, les gendarmes se mettent en grève, afin de conserver ce qu'ils ont obtenu de haute lutte".

 

Entre 2007 et 2008, APGV et SSV entrent en négociations sectorielles pour obtenir le rehaussement de leur classification de grades, dans le cadre de DECFO SYSREM, un travail mené par l'État pour élaborer de nouvelles grilles salariales.

 

Le 22 juin 2007, les gendarmes, par leur association professionnelle, lancent une initiative populaire et entrent en campagne. Après les différentes réformes et autres projets concernant la police, l'APGV s'active pour que le peuple se prononce quant à une police unique dans le canton. Lobbying politique, présentations, stand sur les marchés, campagne publicitaire, informations tous ménages, rien n'est laissé au hasard pour promouvoir la police unique.

 

Le 19 septembre 2008, l'APGV lance une grève des amendes et demande aux membres de porter un slogan, apposé également sur les véhicules : "Conseil d'État, stop à l'humiliation !" En octobre, un accord est trouvé avec la DCERH, un document mettant fin aux mesures en cours est signé. Ces négociations sectorielles, permettent le rehaussement des classifications des grades et salaires.

 

Le 3 novembre 2008 un accord est signé avec la DCERH. La FSF de son côté permet également l'entrée en vigueur au 1er décembre de l'actuelle politique salariale de l'État de Vaud.

 

Le 27 septembre 2009, le peuple est amené à voter et l'initiative est rejetée à peu de voix, ce qui en soit est également historique pour une initiative populaire. Ce dossier est traité de manière plus détaillée au point 5.2 du TFE visible sur ce site.

 

Le 25 août 2010, l'APGV entre dans une longue procédure de discussions, de courriers, de rebondissements (détails dans le TFE au pt 5.3), puisqu'il faudra plus de 2 ans d'énergie, de ténacité, une volonté hors norme et un changement de Cheffe de Département, pour que le 27 mars 2014, les gendarmes vaudois obtiennent officiellement le droit de porter sur leurs uniformes, la signalétique "GENDARMERIE".

 

Mme la CE Béatrice MÉTRAUX annonce à cette date à l’AG qu'elle accepte ces inscriptions, preuve d'une appartenance à un corps constitué chargé d'histoire.

 

Par la même, la CE rend possible l'identification des gendarmes vaudois, lors d'interventions dans un canton morcelé par une police coordonnée voulue par le peuple. A lire au point 5.4.

 

Le 6 juin 2011 APGV et SSV écrivent au Président du CE, à la Cheffe de Département et au Commandant PC, pour rappeler l'insuffisance des effectifs policiers, les informant par la même d'actions publiques possibles.

 

Le 21 février 2012, face à la détermination des syndicats vaudois, le gouvernement cède et octroie des effectifs supplémentaires, qui se verront augmentés une nouvelle fois par le Grand Conseil vaudois, peu de temps plus tard. Détails au point 5.3 du FE visible sur ce site.

 

Autre dossier d'importance et qui n'est pas près d'être classé celui des retraites, détaillé au point 5.5 du FE visible sur ce site. Le 21 janvier 2013, APGV et SSV rencontrent pour la première fois la DCERH. L'âge de la retraite qui est alors à 57 ans pour les gendarmes et inspecteurs vaudois, passe à 57 ans ½. Cet âge augmentera par la suite, puisqu'une loi fédérale forcera la main des cantons quant à la gestion des caisses de pension et de fait, à l'augmentation de l'âge de départ à la retraite.

 

Le 21 février 2011, les membres APGV et SSV, par 551 voix, déposent un recours au Tribunal administratif Fédéral contre la caisse de pensions de l'État de Vaud et l'autorité de surveillance LPP & des fondations de Suisse occidentale. Après quelques rappels et plus de 2 années de procédure, le Tribunal précité rend une réponse négative à ce recours, dans son arrêté du 27 novembre 2013 (document consultable sur ce site).

 

Le 30 mai 2012, après réception d'un avant-projet (V6) proposé par le GT ayant eu à charge d'élaborer un code de déontologie, l'APGV écrit à la Cheffe de Département pour lui signifier que les membres APGV ne veulent pas d'un tel code, encore moins de celui proposé qui est rejeté.

 

Le 1er juin 2012 un courrier est adressé aux membres, dans lequel figure un sondage. Les retours et remarques négatifs ne se font pas attendre et le résultat est présenté à l'autorité politique dans un courrier du 30 mai. En urgence, le président, le vice-président et avocat, aidés par un membre du comité, retraité, façonnent un contre projet (Annexe 14.12)  qui est envoyé dans un nouveau courrier le 25 juin. Les syndicats incorporent alors le GT et collaborent à la finalisation d'un document (Annexe 14.13), qui verra le jour le 1er mars 2013, les syndicats s'en accommodant avec réticence.

 

Le 7 janvier 2013, des négociations sectorielles sont demandées par courrier adressé au président du CE. Le 18 janvier une AG extraordinaire est organisée pour donner quelques explications aux membres APGV. Le 21 janvier nouvelles négociations sectorielles avec la DCERH, négociations qui semblent d’emblée difficiles, même si rien n’est impossible pour l’APGV. Le 4 février la FSF qui s’est attelée au dossier organise son AG. Le 11 février, nouvelle AG extraordinaire conjointe APGV et SSV. Lors de celle-ci une résolution est approuvée par les membres qui exigent le maintien pour les gendarmes et inspecteurs, d’une différenciation de l'âge de retraite, du système de calcul du salaire cotisant sur 3 ans, du mécanisme de supplément temporaire, du niveau des rentes.

 

Actuellement, de nombreux dossiers sont traités et les négociations susmentionnées se poursuivent …….".

 

1 Source 01.02.2014 : Texte tiré pour partie du livre " je le promets " édité à l'occasion du Bicentenaire de notre canton en 2003.

2 Source 25.06.2014 : Texte tiré du TFE de Jean-Philippe ROCHAT.

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